Donner, mais aussi demander, pour recevoir

Mis à jour : 4 févr. 2019

Depuis que je me suis lancée dans la jolie aventure Amaclé, une grande partie de mon temps est consacré à des rencontres, au développement de mon réseau.

Et dans cette entreprise, il est clair pour moi que l’une des clés est de donner pour recevoir.

Mais je découvre que ce n'est pas suffisant !


Donner pour recevoir.


C’est un de mes modes de fonctionnement depuis longtemps, fervente convaincue de la réciprocité des choses et des relations.

Si tu veux générer un comportement, montre l’exemple. Sois pro-active. Fais le 1er pas. N’attends pas, enclenche le compteur !


Cela fonctionne en tant que manager, parent, amie, en tant que femme aussi :

  • je n’attendais pas qu’un collaborateur me demande pour lui proposer un coup de main sur un dossier,

  • je n’attends pas que mon ado, les écouteurs vissés aux oreilles, ne me lance ne serait-ce qu’un coup d’œil quand elle quitte la maison, pour lui souhaiter une bonne journée,

  • je n’attends pas qu'un ami m’appelle pour lui demander comment il va par un petit sms,

  • je n’attends pas que mon amoureux me dise je t’aime pour le lui dire !


En tant qu'entrepreneure, cela signifie réseauter sans ne penser qu’à moi et à mes besoins, mais être à l’écoute de ceux des autres. Chercher à comprendre comment je peux leur être utile, quels liens et synergies je peux créer, quelles mises en relation leur seraient bénéfiques.


Je n’ai pas de difficulté à faire confiance, me projeter dans une relation professionnelle, donner à voir mon travail, mes outils, mon carnet d’adresse, les partager si c’est pertinent. Peut-être qu’un jour je serai déçue, voire trahie… c’est possible oui. Je prends le risque.

Je crois fondamentalement au juste retour des choses, et que la bienveillance et l’ouverture font avancer bien plus vite que la méfiance.

Et toutes les jolies rencontres que j’ai fait ces derniers mois me confortent en ce sens.


Savoir donner pour recevoir

Donner pour recevoir, c'est ok. Mais est-ce suffisant ?


N’est ce pas aussi une forme d’orgueil, un altruisme un peu trop angélique, qui cacherait quelques failles ?


N’est-il pas au fond plus facile de donner que de demander ?


Je me suis aperçue récemment que l’une des choses qui m’était le plus difficile était précisément de me mettre en position de demande.

Demander de l’aide, solliciter un rendez-vous pour parler de mon offre, demander une mise en relation... quel effort pour moi ! Loin de ma zone de confort.


Être en demande, c’est, à mes yeux, baisser bien plus ma garde que quand je donne sans compter. C’est me mettre à nue, me mettre en danger. Prendre un risque bien plus grand pour moi que celui de la trahison : celui du rejet.




Demander c’est prendre le risque d’affronter le NON. Et l’accepter.


Accepter la possibilité du refus, et comprendre que si c’est non, ce n’est pas grave, car au fond, ça ne change rien à la situation d’avant, celle où je n’avais encore rien demandé !

Accepter que l’autre dise non à ma requête, et comprendre qu’il ne me dit pas non à moi.

Nous y voilà à la fameuse faille... celle de l’estime de soi !

Avoir peur d’être niée, rejetée, car je ne suis pas digne de ma demande.

Le manque d’estime de soi, c’est avoir un mauvais jugement de soi-même, penser que l’on n’a pas, ou du moins pas assez, de valeur.

(Le manque d’estime me fait penser que je ne suis pas valable, ce qui est différent du manque de confiance, qui me fait penser que je ne suis pas capable …mais c’est un autre sujet !)

Donc si l’autre ne répond pas à ma demande, c’est parce que je n'en vaux pas la peine.

Et c’est là où je me trompe évidemment.

Si l’autre ne répond pas positivement à ma demande, c’est certainement pour milles raisons : il n’a pas les moyens, pas le temps, n’est pas intéressé par mon offre,…. Mais ce n’est certainement pas parce que c’est moi le problème.

Et même dans les rares cas où c’est effectivement moi le problème, qu’il n’a pas le feeling et qu’il ne souhaite pas travailler avec moi, et bien tampis !

Ce n’est pas parce que cette relation professionnelle ne matche pas, que je ne suis pas compétente, légitime, ou digne d’estime. Moi aussi il y a des gens avec qui je n’ai pas envie de travailler, ça ne remet absolument pas en cause leur valeur !


Il peut y avoir pire que de s’entendre dire NON.

C’est de ne rien s’entendre dire du tout.


Pas de réponse à ma demande, à mon mail, à mon message. Silence radio.

Et là, se sentir transparente.

Une fois encore, le petit vélo dans ma tête a vite fait de faire des raccourcis : « t’es trop nulle, tu vas te planter, tu ne sers à rien …bref tu ne vaux rien ».

Stop. C’est le même processus. L’autre ne répond pas à ma demande, ok c’est désagréable, et pas très poli, mais en quoi ça remet en cause ce que je suis ou même ce que je propose ?

S’il n’exprime rien, c’est soit parce qu’il n’a rien à dire, soit qu’il ne sait pas comment me dire non, soit même qu’il hésite à me dire oui !

Dans tous les cas, son absence de réponse est un problème de son coté, pas du mien.

Ma responsabilité, c’était d’arriver à exprimer ma demande, afin d’être en accord avec mes besoins. Un pas pour être cohérente et affirmée. Je l’ai fait, c’est cool !

La réponse ou la non réponse de l’autre ne dépend que de lui. C'est sa responsabilité.

Ma liberté à être et dire se confronte à celle de l’autre à être et dire... oui, non ou rien du tout!


Pour recevoir, il faut donc aussi demander. Simple, basique.


Le fondement de la théorie de l’attraction, sans aucun coté ésotérique.

Si tu ne demandes pas, tu as quand même très peu de chance d’obtenir ce que tu souhaites !

Et c’est valable en tant que manager, parent, amie, amoureuse :

  • Si je ne demande pas, j'ai relativement peu de chance que mon collaborateur remplisse de lui-même son tableau de bord mensuel,

  • peu de chance que mon patron m’octroie une augmentation ou mon banquier une facilité de caisse,

  • absolument aucune que mon ado range sa chambre,

  • peu de chance que mon ami devine mes nuits d’insomnie si je ne me confie pas à lui

  • ou que mon compagnon devine exactement ce dont j'ai besoin pour être mieux dans mes baskets !

J'attend si souvent que l’autre devine. Qu’il devance mes besoins. Qu’il lise entre les lignes.

Ok, ca arrive parfois... mais est-ce que ce n’est quand même pas plus simple, et rapide, d'exprimer ce dont j'ai besoin ?!

C’est l’une des bases de la communication non violente. Et ça fonctionne!



Oser demander pour recevoir


Pense positif, agis positif, sème positif, et récolte positif !

Alors si on revient à ma nouvelle vie d’entrepreneure et mon art débutant du réseautage : pour recevoir il faut aussi demander ! Un conseil, une mise en relation, un entretien commercial.

Et tout cela dans un bon état d’esprit. Demander en confiance et avec authenticité. Parce que j'accepte la possibilité d'un refus, je suis plus libre, plus à l’aise. Et donc plus susceptible de générer un OUI !


Je vous assure que les gens sont le plus souvent ravis d'accéder à votre demande, de vous donner un coup de main, d’appeler pour vous un membre de leur réseau…. Peut être simplement, rappelez-vous, car il est plus facile de donner que de demander !!


Alors si vous parvenez à donner et demander, avec simplicité et authenticité, je suis certaine que les portes s’ouvriront et les petites graines semées finiront par germer.


Semer des jolies graines

J’y crois fort. Je continue mon test grandeur nature, et je vous en reparle dans quelques mois !