Confinement épisode 2 : la valse de mes émotions, entre résignation et espoir.

On est bien d’accord cela sentait le roussi depuis quelques semaines.

Les statistiques médicales se dégradaient, les couvre feux s’enclenchaient, la rumeur d’un deuxième confinement enflait, le stress ambiant était palpable, le mien aussi d’ailleurs, mais je ne sais pas pourquoi je ne voulais pas y croire.


Ce n’était simplement pas possible d’en arriver là, encore une fois.

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Impossible que l’on ne puisse pas enrayer cette pandémie d’une autre façon, impossible de stopper l’économie une seconde fois, trop d’entreprises ne s’en relèveraient pas...


Et pourtant si, c’est arrivé.




C'est reparti pour un tour de roue des émotions


Ma première réaction a été la sidération.

Même si les mesures annoncées étaient bien différentes de celles du 12 mars, le 28 octobre signait un coup d’arrêt brutal à nos quotidiens.


Le choc passé, une sorte de désabusement mélancolique m’a envahi.

On ne pouvait rien y faire. Tristesse et Résignation.

Une sorte de nausée aussi. Tout ca pour ca, une nouvelle fois.

Je donnais tout pour le développement de mon activité, qui avait repris des couleurs depuis septembre, et de nouveau patatras. Impuissance et frustration.


Puis la détermination, l’envie d’avoir encore envie, la nécessité d’y croire encore.

Ne pas flancher, continuer, se battre individuellement, et collectivement.

La résilience apprise au printemps resurgissait, et allait me permettre de faire face, une nouvelle fois.


Malgré l’inquiétude indéniable.

Pour ma petite entreprise, évidemment, mais pas seulement.

Pour toutes les entreprises, notamment les petites, les commerçants, les restaurateurs.

Pour l’isolement de mes parents et de ma grand-mère.

Pour ce satané virus qui s’amplifiait autour de moi et qui faisait des dégâts conséquents sur les corps, quoiqu’on en dise.

Pour mes enfants, pour leur année scolaire, pour leur enfance marquée, pour leur adolescence entravée.

Pour nous tous en fait.





La question sous jacente à toutes ces émotions : quand ?

Quand est ce que ca va s’arrêter ?

Quand est ce qu’on va retrouver notre vie normale ? (oui je sais, celle "d’avant" probablement jamais, mais de cela on en parlera une autre fois...)

Quand est ce que l’on va pouvoir serrer les gens qu’on aime dans nos bras, trinquer avec eux sans peur et sans retenue, refaire le monde ensemble ? (et il en a bien besoin ce monde, mais ca aussi, c’est un autre sujet !)

Et surtout quand est ce que l'on pourra faire des projets ?


Voilà les deux difficultés majeures pour moi, le manque et l’impossibilité de projection.


Entre nostalgie du passé (qu’on en vient à idéaliser), et peur du futur, cette période nous invite à être dans le moment présent.

Mais cela, il nous faut bien l’avouer, ce n’est pas ce que l’on sait faire de mieux.


Alors comment faire pour s’ancrer à aujourd’hui ?

Un abonnement à petit Bambou, relire une 3ème fois "Le pouvoir de l’instant présent" de Eckhart Tolle ou encore toute la littérature sur le lâcher prise ? Pourquoi pas !


C’est certain que se tourner vers son intériorité, se recentrer sur soi, est essentiel en ce moment.


Mais ne vivre qu’à court terme n’est pas si facile, en tous cas pour moi.


Mon statut d’entrepreneur me pousse à être dans la construction perpétuelle de projets, l’élaboration de plans et de stratégies, et le cœur de mon métier de coach est d’aider mes clients à construire un demain souhaité.


Pour trouver un équilibre entre cet ancrage dans le présent et l’ébauche d’un futur maitrisé, je vous suggère la stratégie des petits pas.

Des minis objectifs, maitrisables, qui sont dans votre zone d’influence aujourd’hui, et qui vont vous permettre de rester en mouvement.


Parce que si être ancré, ici et maintenant, nous aide sans aucun doute à traverser cette tempête, l’immobilité totale reste pour moi un risque trop important.



Laissons un peu de lest à nos ancres solides et acceptons de nous laisser un peu dériver vers demain.

Laissons-nous espérer, rêver et croire en ce demain où tout sera encore possible.

Aujourd'hui, j'ai le sentiment que c'est presque une question de survie.